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Date de création : 04.01.2016
Dernière mise à jour : 05.06.2025
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Vendre sur les réseaux sociaux

Publié le 07/06/2017 à 16:58 par lapatatechaude Tags : monde france 2010 sur

 Le phénomène de plateformisation, qui a déjà touché les médias avec, par exemple, la déportation de l’ensemble des contenus de MinuteBuzz sur les réseaux sociaux fin 2016, pourrait-il se déployer au secteur de l’e-commerce ? « Après les utilisateurs, puis la publicité, les prochaines sources de revenus des réseaux sociaux seront tirées de l’e-commerce », imagine Cyril Attias, fondateur et CEO de l’agencedesmediassociaux.com. Et Olivier Ravel, directeur des activités e-commerce au sein d’Accenture Interactive, d’ajouter: « Le marché de la publicité en ligne a été complètement essoré, il est arrivé à une saturation des messages publicitaires, les réseaux sociaux vont donc devoir se tourner vers les transactions commerciales pour monétiser leur audience ». Avec 72 milliards d’euros dépensés dans les achats en ligne en 2016 d’après les chiffres de la Fevad, soit une hausse de 14,6 %, le marché de l’e-commerce a de quoi susciter la convoitise des réseaux sociaux. Avec ses 731 millions d’internautes sur 1,3 milliard d’habitants, le marché de l’e-commerce en Chine fait des envieux autour du monde de par son potentiel mais avant tout par sa configuration.  » La Chine est un marché à part, qui n’a pas connu la naissance d’Internet en même temps que le reste du monde, et est ainsi passé directement à l’étape suivante, à savoir le m-commerce « , détaille Cyril Attias. En 2016, ils étaient 469 millions à acheter via leur smartphone, le commerce mobile représentant 55,5 % des transactions en ligne, contre seulement 26,5% en France. Or, « les internautes chinois ont découvert l’e-commerce en même temps que les réseaux sociaux », complète Olivier Ravel. L’e-commerce asiatique intègre ainsi parfaitement les usages digitaux locaux, à savoir notamment l’utilisation massive du réseau social WeChat qui rassemble 768 millions d’utilisateurs actifs quotidiens.  » Alors que les Français ont l’habitude d’un Amazon pour leurs achats en ligne, les Chinois eux ne jurent que par WeChat « , la plateforme ayant intégré une fonction de paiement qui en fait le portail de commerce multicanal numéro 1 en Chine. Dans le reste du monde, les États-Unis, terre d’origine de la plupart si ce n’est de tous les réseaux sociaux, font figure de pionnier dans le social commerce. C’est sur le sol américain que Facebook a d’abord testé son onglet Boutique qui permet aux e-marchands de recréer un mini site d’e-commerce sur leur page, courant 2015, avant de déployer la fonctionnalité en France fin 2016. De même pour Pinterest dont le bouton d’achat immédiat, pour permettre aux 150 millions d’utilisateurs actifs mensuels de s’offrir le contenu de leurs pins, n’ est disponible qu’outre-Atlantique. À l’inverse,  » Pinterest a beaucoup de retard en France sur la question du social marchand « , relève Cyril Attias. Instagram venant notamment de lancer une nouvelle fonctionnalité se rapprochant des tableaux qui ont fait le succès du réseau social lancé en 2010.